Lorsque le standard de l’horlogerie était la montre à gousset, ou montre « de poche », Abraham-Louis Bréguet a observé que la position statique de la montre, alors fourrée au fond d’une poche, verticalement, pouvait causer une perturbation de cette dernière à cause de la gravité terrestre.
Afin de compenser cette perturbation, il inventa la « cage tournante » ou « tourbillon ». L’idée de base part du principe que dans une seule position, la montre se dérègle davantage, alors que s’il était possible de faire tourner le mécanisme de la montre, ce dernier ne souffrirait plus, ou tout du moins, de façon homogène, des différentes perturbations liées à la position statique dans poche.
Ainsi, le régulateur de la montre, la pièce qui permet de créer une pulsation, est enfermée dans une cage capable de tourner sur elle-même en 60 secondes. Ce mouvement permet de compenser le fait que la montre elle-même ne bouge pas dans la poche de son porteur.
Cette invention, brevetée en 1801, va s’avérer très difficile à mettre en oeuvre et, à la mort de Abraham-Louis Bréguet, plus de 20 ans plus tard, cette dernière n’est toujours pas au point. Aujourd’hui, ce type de complication se retrouve quasi-exclusivement dans les montres haut de gamme.
